Courbe de Phillips
La courbe de Phillips décrit la relation inverse historique entre chômage et inflation : un chômage bas pousserait l'inflation à la hausse via les salaires. Sa fiabilité est débattue.
La courbe de Phillips postule qu'une baisse du chômage crée une tension sur le marché du travail, ce qui pousse les salaires à la hausse et enclenche une spirale inflationniste. Cependant, cette relation s'est fragmentée depuis les années 1970, notamment lors de phases de stagflation, remettant en question son pouvoir prédictif dans les contextes actuels.
À retenir
- Relation inverse théorique : chômage bas = inflation élevée via hausse des salaires
- Ruptures empiriques : la courbe ne prédit plus fiablement depuis les chocs pétroliers des années 1970
- Outil de politique monétaire : banques centrales l'utilisent, avec prudence, pour calibrer leurs décisions
Comprendre cette relation aide à anticiper les mouvements d'inflation et les pivots de politique monétaire, essentiels pour positionner les stratégies sur devises et taux.
Selon la courbe de Phillips, un marché du travail tendu nourrit l'inflation.
Termes liés
Le taux de chômage mesure la part de la population active sans emploi mais en recherche. Un marché du travail tendu peut alimenter l'inflation et orienter la politique de taux.
L'inflation est la hausse générale et durable des prix, qui érode le pouvoir d'achat. Une inflation élevée pousse les banques centrales à relever les taux, ce qui influence fortement les devises.
Le salaire horaire moyen mesure l'évolution des rémunérations, publié avec le NFP. Une hausse rapide alimente l'inflation et pousse les banques centrales à durcir leur politique.
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